CHRONIQUE DU VENDREDI N° 158 DU 02 JUIN 2017

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Archives de l’APECSY

La chronique du VENDREDI (La CDV)

Par

Dr Serigne Mbaye DIENE (Khalifa)[1]

Président de l’APECSY

N⁰158 du 02 juin 2017

 

 

LE THEME DE LA SEMAINE :       Les assemblées générales de L’APECSY : Enjeux et leçons apprises (suite 4)

 

Comme commencée dans les trois derniers numéros de la CDV, la présentation de larges extraits du rapport introductif à l’assemblée générale constitutive de l’APECSY de mars 1982, se poursuit dans le présent numéro. Il s’agit bien d’un rapport introductif et nom d’un rapport moral puisqu’elle développait les justifications et arguments pour la création de d’une nouvelle entité associative inédite jusqu’alors à Yoff.

Les points saillantsdu rapportintroductif présenté lors de l’Assemblée Générale constitutive de mars 1982 (suite)

            Dans ce numéro l’analyse de la situation du village à l’époque est complétée par le cinquième point ci-dessous relatif à la culture, au sport et activités socio-éducatives des années 70-80, avant d’avant d’aborder le bilan sommaire du Comité Provisoire pour la Défense des Intérêts de Yoff .

 

            « 5°) Le Problème Culturel, les Questions Sportives et Socio-éducatives

  1. a) Le problème Culturel

            Si notre village a pu survire et conserver les principaux éléments de la structure sociale traditionnelle, c’est essentiellement grâce à la richesse du patrimoine culturel lébou qui le sous- tend. Malheureusement ce patrimoine s’effrite de jour en jour du fait de l’altération des canaux de transmission traditionnelle basée sur l’oralité.Il est impérieux d’orienter la recherche vers les moyens et méthodes de conservation des acquis éminemment positifs de cette tradition pour bien enraciner les générations montantes dans  nos valeurs de civilisation.

            El hadji Malick SARR[2] a ouvert une brèche dans ce domaine, qu’il s’agit d’élargir pour restaurer et faire connaitre à nos enfants la tradition léboue.Cet effort d’enracinement doit nous permettre de nous  ouvrir sans dommage au monde moderne. Cette ouverture passe par une animation culturelle soutenue avec :

  • l’encadrement des jeunes élèves et étudiants par leurs aînés
  • l’orientation et l’information sur les débouchés possibles, sur les concours et examens à faire.
  • l’organisation de cours de rattrapage et de vacances
  • l’alphabétisation fonctionnelle en français
  • l’alphabétisation en ouolof
  • création d’une bibliothèque
  • la tenue de conférence et causerie débat sur des questions d’actualités, sur l’histoire de notre village, sur des thèmes religieux etc.

 

  1. b) Les questions sportives et socio-éducatives

            La jeunesse Yoffoise est frustrée d’une pratique sportive totale en raison du manque notoire d’infrastructures et d’équipement sportifs. La nature sablonneuse des terres rend hypothétique l’aménagement de terrains de fortune pour la pratique des disciplines sportives variées : Basket-ball, Hand-ball, Volley et même le Football. Il est donc urgent d’entreprendre les démarches nécessaires pour doter le village de ces équipements indispensables.

            Sur le plan socio-éducatif, la jeunesse s’est toujours montrée douée pour les activités artistiques : théâtre, musique, danse etc. Ce n’est donc pas un hasard si notre troupe théâtrale de l’école arabe remporte autant de succès dans les compétitions régionales et même nationales, et que trois orchestres modernes aient vu le jour.

            Il reste à encadrer et aider ces troupes pour leur permettre de contribuer davantage à la valorisation de notre patrimoine culturel.A noter également l’existence de l’Association du foyer des jeunes qui doit être réanimée et redynamisée pour la réalisation de ses activités et l’occupation du local[3] qui lui a été aménagé.

6°) Le Problème des équipements collectifs

            Yoff compte un certain nombre d’équipement collectifs réalisés ou en cours de réalisation par la Commune de Dakar, mais dont malheureusement les travaux sont inachevés ou bloqués ou bien achevés mais pas encore fonctionnels :

  • le foyer des jeunes et de la culture trop excentrée par rapport en village ;
  • le Centre Social qui est affecté par la même situation que le foyer,
  • le nouveau dispensaire près de la maternité dont les travaux sont bloqués depuis des années,
  • le chantier du marché a été stoppé depuis des mois,
  • le terrain de Football a connu un début de réalisation sans lendemain.

 

            La persistance de tels problèmes qui perturbent l’équilibre social, le bien-être et l’épanouissement des habitants, constituent à n’en pas douter une lourde hypothèque sur l’avenir si aucune solution ne leur est apportée.Aussi le Comité provisoire se fait-il un devoir, après avoir dressé le bilan de ses activités, de proposer la création d’une association dont les structures et le programme de travail sont exposés plus loin.

III.        BILAN DES ACTIVITES DU COMITE PROVISOIRE POUR LA DEFENSE DES INTERETS DE YOFF[4]

            Durant les dix-huit mois de son existence, le comité provisoire a mené les contacts et fait circuler l’information à l’intérieur du village en même temps qu’il prenait l’attache des services administratifs, compétentes dans le domaine du mandat qui lui est confié.

  1. Les contacts locaux

Commençant par le commencement, le comité a tour à tour rendu visite aux principales autorités coutumières et religieuses du village  pour sensibiliser mais également recueillir avis et conseils sur la démarche entreprise, il s’agit :

  • du Grand Imam Raatib du village,
  • du Grand Khalifa Général des Layenes,
  • du Président des « Jaambur » et « Maggi Yoof »,
  • des jaarafs
  • des saltigués
  • des « ndey ji rew »
  • des « freye yoff »
  • les détenteurs de la procuration de Yoff : Abdoulaye Thiaw et Mamadou Diop.

 

            Des suggestions fort intéressantes ont résulté de ces contacts. Ces différentes autorités se sont montrées enchantées par l’initiative du comité à qui elles ont toutes promis leur soutien et leur caution.Avec leur permission des séances d’information et desensibilisation ont été tenus dans tous les quartiers du village.

  1. Les contacts extérieurs

Pour informer objectivement et mieux connaitre les voies et moyens pour sortir notre village de ses difficultés, le comité a discuté avec tous les responsables des services administratifs situés sur le champ d’action au niveau desquels il a recueilli une documentation fournie et des indications utiles pour affronter efficacement les problèmes énoncés. Il s’agit :

–           du Directeur Général de l’Urbanisme et de l’architecture duMinistre de l’Urbanisme, de l’habitat et de l’environnement

–           du Chef du service régional de l’Urbanisme du Cap Vert et des techniciens

–           du Directeur des Domaines, au Ministère des Finances et de affaires économiques

–           du Chef du service régional du Cadastre du Cap Vert

–           de l’agent voyer de la Commune

–           du Directeur technique de la SOADIP[5]

–           du Directeur Général de la SOTRAC[6]

–           du Chef de la subdivision de la grande voirie au Ministère de l’Equipement

–           du Chef d’arrondissement des travaux public du Cap Vert.

 

            La compréhension, la disponibilité et le désir unanimement proclamé par ces différents responsables de coopérer et collaborer avec tout mouvement issus des populations ont renforcé le comité dans sa conviction qu’une organisation de masse bien structuré, regroupant l’ensemble des forces vives du village ets’abreuvant à la sagesse séculaire, est le gage du succès dans le combat contre les différentes forces du mal qui entravent la marche de notre village vers le progrès.

            C’est une nécessité d’ailleurs ressentie par toute la population qui a eu à le manifester par les mobilisations sans précédent lors des journées successives d’investissement humain organisées par le comité provisoire. »

Lire la suite dans les prochains numéros de la CDV. Vous pouvez trouver les numéros précédents de la CDV dans le site web de l’APECSYwww.apecsy.sn

 

[1]En collaboration avec M. Seydina Issa NDIAYE LAYE, Ancien Maire de Yoff, Conseiller Technique en Administration de l’APECSY, M. Ibra GUEYE dit Mame Ibra GUEYE, 1er Vice-président de l’APECSY, Dr Oumar DIENE, Assistant du Président en matière d’Etudes, Planification, Coordination Administrative et Financière (AP.EPCAF) de l’APECSY, Mlle NdèyeBineta Laye NDOYE, Assistante du Président en matière d’Administration et de Gestion des Ressources Humaines (AP.AGRH) de l’APECSY, Mame Mbouye DIENE, Assistante du Président, chargée de la Préparation des Etudes, de la Gestion des Publications et des Archives (AP.PEGPA)qui, chaque semaine font la revue avant publication du numéro de La CDV.

[2] Auteur de l’ouvrage intitule :”Les lébous parlent d’eux-mêmes.. »

[3] Il s’agissait du local est devenue aujourd’hui le lycée de Yoff

[4] C’est la structure mise en place par un groupe de volontaires Yoffois, peu après la rencontre de septembre 1980 pour

[5]SOADIP (SociétéAfricaine de Diffusion et de promotion) 1971-1984

[6]Société des Transports en Commun

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